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" On est vieux de plus en plus jeune ! "                                                         

Telle est la remarque lancée par Jacques Kossowski, député-maire de Courbevoie lors d'une table ronde à l'occasion du lancement de la 1ère journée nationale pour l'emploi des seniors. A travers cette initiative, il entend bien contribuer au changement des mentalités des entreprises et des RH en particulier.

Le 8 février dernier, à l'Assemblée Nationale, Jacques Kossowski député-maire de Courbevoie a proposé une table ronde à l'occasion du lancement de la 1ère journée nationale pour l'emploi des seniors. Un rendez-vous qu'il souhaite récurrent afin de trouver des solutions pour contrer le problème de l'emploi des seniors. "Il me paraît important d'agir, l'âge étant devenu un critère d'exclusion. Passé 50 ans, on est considéré comme trop vieux pour changer, rester en entreprise ou être recruté. On devient vieux de plus en plus jeune. Nous sommes arrivés à un point de rupture : plus du tiers de la population aura plus de 50 ans en 2050. Il devient donc urgent de faire évoluer les mentalités", déclare Jacques Kossowski.

Sur les pistes possibles pour inciter les entreprises à recruter les seniors, Hubert Philippe, directeur marketing de Pôle Emploi estime qu'il serait bien dans un premier temps que les chercheurs d'emploi soient suivis par des conseillers également seniors, plus à même de comprendre les préoccupations des personnes de 50 ans et plus. Si pour lui la rémunération n'est pas un frein à l'embauche pour des métiers spécifiques, il y a trop souvent un décalage entre les formations suivies et la réelle demande des entreprises. De son côté Sylvain Grevedon, du cabinet suédois Mercuri Urval, rappelle qu'à propos des personnes handicapées, cela fait plus de trente ans que des mesures existent mais qu'elles ne sont pas toujours respectées. A son sens, les seniors souffrent des même maux malgré les plans d'actions imposés aux entreprises en janvier 2010. "Par expérience, je peux dire qu'en France par rapport aux autres pays européens, il est très difficile pour une personne de 50 ans et plus au chômage, de retrouver un emploi" constate-t-il. D'où entre autres, la réaction de Jean-Marie Blanc, représentant de l'Apec, "il faut que les seniors bénéficient d'un accompagnement, d'un véritable coaching afin d'apprendre à savoir se présenter autrement face à un recruteur."

Parmi les pistes envisagées : le temps partiel, le temps partagé, l'intérim, le portage salarial (bien que les règles restent encore trop floues selon les intervenants), l'auto-entrepreunariat en complément de revenu, les missions en intérim, le CDD faute de CDI et bien sûr le tutorat pour les seniors en fin de carrière...  Les solutions existent et passent essentiellement par le fait qu'un senior doit prouver son employabilité tandis qu'un changement des mentalités doit s'opèrer dans les entreprises sans provoquer pour autant un conflit intergénérationnel avec les juniors, eux aussi en quête d'insertion professionnelle. Sans oublier enfin, comme le rappelle Brigitte Ustal-Piriou de l'ANDRH, présente à cette table ronde, que la croisssance doit être au rendez-vous.

Jacques Kossowski a profité de cette table ronde pour présenter les résultats d'une enquête réalisée à sa demande par TNS Sofres sur les seniors en entreprise. Une enquête menée sur Internet du 24 au 30 janvier 2012 auprès d'un échantillon de  2 112 salariés (des hommes et des femmes de moins de 25 ans à 50 ans et +) exerçant dans des entreprises de 500 salariés ou plus des secteurs public et privé. Voici brièvement ce qui ressort de cette enquête :

A quel âge est-on un salarié trop âgé ? 52 ans

Quels sont les moyens pour faciliter les carrières longues ?

  • suivre des formations (66 %)
  • faire à temps un point sur ses compétences (64 %),
  • changer de métier ou de filière quand il est encore temps (58 %),
  • bénéficier d'allégement de charges pour coûter moins cher à l'employeur (48 %). En d'autre termes, ce moyen n'est pas jugé très efficace.

Quel est l'âge limite pour changer de carrière ? 41 ans.

Enfin, sur l'ensemble des personnes interrogées, 57 % envisagent de changer de métier ou de filière d'ici à la fin de leur vie professionnelle.

 

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