Emploi Avenir est
VOTRE association qui édite les sites
senioragir.fr, junioragir.fr et prépare le
Jour "J" de l'Emploi


INTERVIEW


Patrick SARBONI
Consultant en management des entreprises.

« J’ai la culture du résultat »

 

Vu 14559 fois

 


Spécialisé dans la gestion financière et comptable, Patrick Sarboni s’est récemment mis à son compte après avoir évolué dans le secteur de l’automobile en qualité de Directeur administratif et financier, puis en tant qu’adjoint de direction et directeur du développement d’un groupe alpin, formé de plusieurs concessions. Aujourd’hui, il cherche, à retrouver des fonctions managériales en entreprise puisque c’est à ce type de responsabilité qu’il est le plus efficient.

Après des années en entreprise, vous décidez de devenir consultant. Pourquoi ? Plus de liberté, de choix de votre clientèle ?

Cette question mérite plusieurs réponses. Tout d’abord parce je venais de terminer une mission en tant que manager de transition au sein d’un groupe de plusieurs concessions. Le PDG de cette organisation m’avait confié son groupe afin que j’améliore la rentabilité de plusieurs entreprises, que je développe les affaires et que j’améliore les échanges avec notre réseau commercial. Tout ceci dans le but de céder, à terme, un groupe en meilleure santé. Ce qui s’est réalisé. Ensuite et sans doute aussi parce que je bénéficie d’une solide expérience en matière de gestion des entreprises. Je possède même une expertise en matière d’évaluation des entreprises. Raison sans doute pour laquelle, je suis attaché aux notions de rentabilité économique et de valeur ajoutée. Ainsi armé, avec une approche plutôt pédagogique, j’ai naturellement pensé que je pouvais voler de mes propres ailes en étant consultant.

Etes-vous en recherche active de missions ou souhaitez-vous retrouver un contrat de type CDI ou autre ? Quel activité précise visez-vous et dans quel secteur ?

Concrètement je suis en recherche d’un CDI en entreprise. Et, j’aimerais bien sûr, pouvoir revenir dans le monde de l’automobile parce que je connais bien ses activités. Néanmoins, je demeure un généraliste très polyvalent et mes compétences peuvent être rattachées à toutes activités.

Pour quelles raisons souhaitez-vous revenir dans l’environnement « entreprises » ?

D’une part,  parce que le métier de consultant nécessite d’être à la fois en recherche de clientèle et en mission. Il est alors difficile, lorsqu’on est indépendant, d’optimiser ces deux activités. D’autre part, il est certain que j’ai passé beaucoup de temps à diriger des équipes, à suivre des grands projets, à conseiller et je crois que je suis fait pour travailler plutôt dans ce type d’environnement. En outre, comme j’ai la culture du résultat et que j’aime faire évoluer les gens avec qui je travaille, j’avoue que cela m’enthousiasme davantage.

Vous êtes sur Marseille. Seriez-vous prêt à vous délocaliser si une entreprise vous faisait des propositions contractuelles ?

Bien entendu ! C’est d’ailleurs ce que j’ai fait en m’installant à Gap pendant trois ans. Et puisque mon projet professionnel a la priorité, j’envisage toutes les solutions possibles afin de pouvoir travailler en dehors de ma région.

Qu’attendez-vous d’une entreprise ou d’un client ? Que voulez-vous qu’elle vous confie ?

Qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un client, qu’ils m’accordent d’abord leur confiance pour que je puisse parvenir efficacement à faire évoluer positivement leurs structures ainsi que les principaux acteurs de leur organisation. Plus spécialement pour une entreprise, qu’elle me permette d’évoluer dans une organisation la plus aboutie possible afin de développer et pérenniser ses affaires en toutes circonstances. Evidement, ce sont sur mes compétences de gestionnaire averti, de manager, d’organisateur, de développeur  et de conseil que je dirigerais mes actions. Comme beaucoup de monde j’aime progresser mais j’aime aussi faire progresser mon environnement immédiat.

Quelles ont été les grandes réalisations qui ont marqué votre carrière ?

Eh bien notamment lorsque j’ai pris mes fonctions en tant que directeur administratif et financier en 1996, je venais de récupérer une entreprise en très mauvais état puisque nous étions à la fois flanqué de la plus mauvaise cotation à la Banque de France mais surtout parce que ses fonds propres étaient largement négatifs. La bonne relation professionnelle qui s’est engagée rapidement avec le repreneur de cette affaire, nous a permis de travailler très efficacement. Ainsi, en seulement deux ans, nous avons, avec nos équipes, non seulement inversé la tendance mais nous avons également reconstitué les fonds propres de cette entreprise pour une valeur équivalant à celle des montants négatifs initiaux. Puis l’année suivante nous avons pu racheter une nouvelle concession.

Quelle satisfaction en tirez-vous ?

Tout d’abord d’avoir pu m’exprimer sur l’ensemble des compétences que je possédais. J’ai également, et réellement éprouvé, une grande satisfaction à diriger ce groupe alpin. Je ne regrette pas d’avoir accepté cette expérience de manager de transition car elle a définitivement révéler, outre mes compétences techniques, que j’avais également des aptitudes à diriger plusieurs entreprises à la fois. Je suis surtout satisfait d’avoir su motiver l’ensemble des salariés à la reconstruction de leur entreprise. D’avoir ensuite obtenu de très bons résultats, non seulement sur les entreprises proprement dites mais également sur la qualité des relations de travail que j’ai pu mettre en œuvre avec tous les acteurs de ces organisations. Un chantier immense, difficile mais qui m’a motivé tous les jours…

Vous êtes sur un secteur concurrentiel, comment vous démarquez-vous ?

Je suis assez serein lorsque je pense à mon expérience professionnelle ainsi qu’à mes compétences techniques polyvalentes. Elles constituent à elles seules un acquis important. Puis, comme je l’expliquais précédemment, mes domaines d’intervention sont larges. J’ai la capacité d’avoir une vision rapide et précise de la situation économique d’une entreprise. Mon expertise me permet de prendre les corrections immédiates et nécessaires. Le contrôle de gestion et le reporting sont des activités qui déterminent le fond de mes actions. Enfin, le management global ou bien opérationnel, mon goût pour l’organisation et le conseil, sont des atouts supplémentaires.
Je fais surtout confiance aux entreprises afin quelles déterminent, elles-mêmes, où se nichent les véritables valeurs ajoutées dont elles ont besoin. J’ajouterai que je suis quelqu’un de sérieux, fidèle, dynamique, respectueux, rigoureux, autonome et organisé.

Avez-vous l’intention d’élargir votre domaine de compétence et si oui vers quoi ?

Apparemment, je suis professionnellement comblé ! Il y a probablement, en dehors de ce que je sais déjà faire, des axes de progrès mais comme je reste perfectible, je ne suis pas inquiet…

Propos recueillis par Martine Triquet


Lire son CV


Comment ça marche ?
        Qui sommes-nous ?      Contacts        Infos légales       Partenaires