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INTERVIEW


Didier DEVELEY
Directeur général, consultant

« Je suis concerné par toutes les organisations qui sentent leur survie menacée
   à court ou à moyen terme »

 

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Restructuration, résistances au changement, conflits, ralentissement du cycle d’exploitation… Didier DEVELEY aime mettre toute son expertise de Directeur général au service des sociétés en difficulté. Consultant, il recherche de nouvelles missions pour accompagner les dirigeants.

Sur quelles méthodes vous appuyez-vous pour « secourir » les entreprises ?
En première approche, il faut déterminer si l’entreprise est ou non en risque de survie à court terme. Si oui, la méthode employée est très « chirurgicale » : il s’agit de réduire les coûts fixes au plus vite et de restaurer la trésorerie. Si non, les méthodes sont plus orientées vers des changements moins radicaux, travaillés avec l’encadrement et recherchant l’adhésion avant l’exécution.

Est-ce à chaque fois des cas particuliers ?
Chaque entreprise propose une situation unique. En revanche les méthodes utilisées sont de nature plus générale. Une partie importante de mon rôle est d’appliquer des méthodes qui ont fait leurs preuves sans négliger les particularités de la situation. L’application aveugle de méthodes et techniques est sans effet positif.

En tant que consultant, comment parvenez-vous à imposer la stratégie à appliquer ?
Je ne suis pas là pour imposer quoi que ce soit mais pour proposer, faire comprendre, infléchir, négocier, faire adhérer. Le but n’est pas d’avoir raison mais que l’entreprise réussisse. Je dois faire évoluer les esprits mais évoluer aussi avec eux. L’apprentissage de tous est permanent : c’est ce résultat collectif qui permet de trouver le moyen de passer les caps difficiles.

Quelles sont les grandes missions qui vous ont été confiées ?
Je ne parle jamais ni de mes missions ni de mes clients. Mon métier suppose une discrétion absolue et je m’y tiens scrupuleusement. Avant de commencer une mission, je passe suffisamment de temps avec les dirigeants pour qu’ils puissent m’évaluer.

Quels défis avez-vous dû relever ?
Le plus grand défi, c’est toujours de comprendre rapidement la situation nouvelle que je découvre. Le traitement est facile lorsque la situation est perçue correctement. Rien de pire que de mettre en place des mesures pour faire face à un problème qui n’est pas le bon. Lorsqu’une entreprise déclare que son chiffre d’affaires baisse, ce n’est qu’un symptôme qui masque des réalités très diverses.

Quelle satisfaction en tirez-vous ?
Je suis satisfait lorsque l’entreprise va mieux et progresse.

Quel type relationnel adoptez-vous avec les dirigeants et leurs collaborateurs ?
C’est un relationnel de confrontation. Ils ont des points de vue ; j’ai les miens. Nous progressons par échange, débat, intégration des points de vue des autres. Je n’aime pas les combats pour la vérité ; je préfère les échanges vers le progrès.

Quel est le délai moyen de vos interventions ?
Les moyennes sont trompeuses. 3 à 9 mois en général.

Parlez-nous de vos succès antérieurs en tant que directeur général ?
Je partais toujours d’un projet à moyen terme (5 ans) à la préparation duquel les collaborateurs étaient très impliqués. Chacun connaissait précisément ses responsabilités et les assumait. Ce mélange entre adhésion au projet et large autonomie dans une responsabilité bien définie donnait des équipes performantes et des objectifs atteints.

Quels secteurs et quels types de structures recherchez-vous aujourd’hui ?
Je n’ai pas des missions d’expert donc le secteur importe peu. Trop bien connaître un secteur c’est se priver de beaucoup de degrés de liberté. Il en va de même pour les structures. Que l’organisation soit grosse, petite, privée, publique, à but lucratif ou non, elle n’échappe pas aux fondamentaux de la survie et de la croissance.

Souhaitez-vous élargir votre champ d’intervention ?
Non, je pense qu’il est clair. Je suis concerné par toutes les organisations qui sentent leur survie menacée à court ou à moyen terme.

Etes-vous mobile et prêt à intervenir à l’international ?
Oui mais je pense qu’il y a sur place des personnes plus appropriées que moi parcequ’elles maîtrisent la culture du pays et comprendront mieux la situation proposée par l’entreprise.

Propos recueillis par Sébastien Payet


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