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INTERVIEW


Dominique CHACUN
Directeur Général (49)

« Je sais redonner goût, envie et vie aux entreprises »

 

 

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Gérant puis Directeur Général, Dominique CHACUN a acquis une parfaite maîtrise managériale,  financière et commerciale dans le secteur alimentaire. Développer le chiffre d’affaires des entreprises est sa priorité.

Comment définir une stratégie de développement ?
La mise en place d’une stratégie de développement pour une entreprise s’inscrit dans la capacité à définir et à piloter le plan d’actions en termes tout d’abord d’objectifs de volume et de chiffre d’affaires, ensuite d’investissements industriels et humains, enfin de gestion des hommes et de l’entreprise.

Quelles sont les qualités requises pour être directeur général ?
À la fois visionnaire et opérationnel, le directeur général doit être exemplaire, intègre et respecté.
Garant de la politique générale, de l’animation et du fonctionnement de l’entreprise, il définit, indique et transmet les orientations stratégiques (commercial, technique, administratif, développement, management…) prises lors des conseils d’administrations.

Qu’est-ce qui est le plus motivant pour vous ?
L’exigence du poste. Aux missions aussi variées que passionnées, le plus enrichissant est l’adhésion du personnel autour d’un projet commun, le plus excitant est la négociation (clients ; fournisseurs ; prestataires, autres cabinets et services extérieurs…) et le plus valorisant, la réalisation des objectifs fixés.

Vous avez été gérant de deux entreprises, cela vous a-t-il permis de mieux maîtriser votre fonction de DG ?
Mes expériences de gérant m’ont rassuré et renforcé dans ma volonté et ma capacité à appréhender le métier de dirigeant.
La structure de l’activité commerciale, la maîtrise des coûts de production, la mobilisation des équipes et une gestion rigoureuse sont les priorités pour mener l’entreprise vers ses objectifs de croissance, de performance et de résultats.

Quelles sont les grandes réalisations dont vous êtes fier ? Quels furent les résultats ?
La meilleure référence en matière de réalisation est celle, toute simple, d’avoir redonner goût, envie et vie à chacune des sociétés pour lesquelles j’ai travaillé. D’avoir apporter un esprit d’entreprendre, de retrouver la rentabilité économique et contribuer à asseoir l’image de marque.
Ma plus grande fierté : la première participation aux bénéfices, en 2005, aux salariés de la société  « La Belle Henriette ». Sur un plan commercial : d’avoir conquis un premier marché « Export », pris au leader français de la fabrication des salades composées traiteur. Sur un plan innovation, « Les Plaisirs Culinaires » : la mise en place et la commercialisation de nouvelles productions de petites volailles de chair.

Quels défis avez-vous dû relever ?
Lors de ma prise de fonction de directeur général à la tête de « La Belle Henriette », la société réalisait  à peine 3 000 tonnes de salades composées traiteur. L’objectif qui m’était assigné était d’atteindre 10 000 tonnes en 2010. 10 550 tonnes furent réalisées en 2007.

Parlez-nous de votre façon de manager les équipes ?
Je préconise un organigramme simplifié, sous forme de râteau, où chaque service est en lien direct avec la direction.
Chaque responsable gère et encadre son service comme un mini centre de profits (achats, personnel, process, matériel, inventaire…). Il organise ses horaires selon le planning de  production et détermine ses besoins en matières premières, personnel matériels… Tous les prix d’achats sont arrêtés avec la direction et les investissements sont étudiés avec le service de la maintenance.
Une réunion mensuelle avec l’encadrement est programmée. Le management est plutôt participatif, mais seule la direction tranche et décide.

Vous avez essentiellement évolué dans le secteur alimentaire, êtes-vous prêt à vous lancer dans un autre domaine ?
Mon passage aux établissements « Egloffe France » (réparation chronotachygraphe) m’a convaincu des priorités de la fonction et des missions du directeur. Je considère que le rôle du dirigeant est identique quelque soit le produit et le secteur d’activité. Il suffit de s’adapter et de s’identifier à l’entreprise. Autre point : l’aisance relationnelle avec les partenaires (clients, fournisseurs, …) est essentielle pour favoriser un climat de confiance. Enfin, il faut être dans le marché, pragmatique et réactif pour prospecter efficacement.
Je suis volontaire à de nouvelles expériences. Une formation aux produits et aux techniques de production faciliteront mon intégration.

Quel type de poste et de structure recherchez-vous ?
Intégré à la pluralité des missions et à la culture des PME, je souhaite m’investir au sein d’une structure de 40 à 100 personnes. Le profil du poste doit être celui d’un directeur général, mais l’appellation peut être directeur ou responsable général de filiale, de centres de profits…

Accepteriez-vous d’être mobile en France, à l’étranger ?
Je reste ouvert à toute offre sur le plan national, également dans les DOM-TOM.
J’accepterais volontiers une fonction commune sur plusieurs sites qui entraînerait des déplacements nationaux et étrangers. Pour servir à l’étranger je n’y vois aucune retenue, excepté la langue.

Vous êtes un jeune senior, est-ce malgré tout un frein à l’embauche ?
J’ai une bonne condition physique et une excellente résistance aux longues journées de travail. Ma forte capacité d’investissement, mon enthousiasme et mes expériences sont les preuves de mon ambition intacte à relever de nouveaux défis.

Propos recueillis par Marc Granon

 


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