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PRATIQUE : LA VAE


Obtenir une certification grâce à son expérience

La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir une certification, c’est-à-dire un diplôme, un titre ou un certificat de qualification à finalité professionnelle inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles.

QUI ?

Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, ayant au moins trois ans d'expérience salariée, non salariée ou bénévole.

La durée totale des activités exercées de manière continue ou discontinue, à temps plein ou à temps partiel, en France ou à l'étranger est calculée par cumul.

Les périodes de formation initiale ou continue, ainsi que les stages en milieu professionnel, n’entrent pas dans le calcul de la durée d’expérience requise pour la validation des acquis de l’expérience.

QUOI ?

La VAE permet d’obtenir :

  • un diplôme ou titre professionnel délivré par l’État ;
  • un diplôme délivré par un établissement d’enseignement supérieur ;
  • un titre délivré par un organisme de formation ou une chambre consulaire ;
  • un certificat de qualification professionnelle créé par la Commission paritaire nationale de l’emploi (CPNE) d’une branche professionnelle.

COMMENT ?

Les centres et les Points Information Conseil (PIC), placés sous la responsabilité des Conseils régionaux, accueillent et informent sur la démarche de VAE. Ils aident les candidats à analyser la pertinence de leur projet VAE,  les  réorientent, si besoin est, vers d'autres démarches et informent des possibilités de financement.

La demande de VAE doit être adressée à l’autorité ou à l’organisme qui délivre la certification. Elle s’appuie sur un dossier complet, comprenant les documents justificatifs des expériences acquises, des formations suivies et des diplômes obtenus précédemment. Le candidat ne peut déposer qu’une seule demande par certification et jusqu’à trois demandes pour des certifications différentes, au cours de la même année civile.

Comment est évaluée la demande de VAE?

Le dossier de présentation de l'expérience est soumis à un jury de validation. Le jury contrôle et évalue les compétences professionnelles acquises par le candidat. Un jury vérifie si l’expérience acquise correspond aux connaissances, aptitudes et compétences exigées pour la certification visée. L’autorité qui délivre la certification peut prévoir une mise en situation, réelle ou reconstituée.

Les modalités d'évaluation par le jury sont basées selon les certificateurs

    • sur l'examen du dossier de présentation de l'expérience,
    • sur entretien avec le jury requis à son initiative ou à l’initiative du candidat selon les modalités arrêtées par chaque certificateur,
    • sur une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée : elle peut être organisée par l'organisme certificateur et être également complétée par un entretien.
      Le jury peut décider d’une validation totale ou partielle de la certification ou d’un refus de validation. En cas de validation totale, la certification obtenue par la VAE est la même que celle obtenue par les autres voies existantes (formation continue, formation initiale ou apprentissage).

      Si le candidat n’a acquis qu’une partie des connaissances, aptitudes et compétences exigées, le jury pourra décider d’une validation partielle et préciser celles devenant l’objet d’une évaluation complémentaire pour obtenir la certification visée.

Comment concilier VAE et activité salariée ?

Tout salarié peut bénéficier d’un congé de 24 heures de temps de travail, consécutives ou non, pour faire valider ses acquis. Le salarié en contrat CDD peut prétendre à un congé pour la VAE s’il remplit les conditions fixées pour le congé individuel de formation (CIF-CDD).

L’employeur peut décider d’inscrire les actions de VAE dans le plan de formation de l’entreprise. Dans ce cas, la VAE ne peut être engagée qu’avec le consentement du salarié. Un refus de sa part ne constitue ni une faute, ni un motif de licenciement. Afin de mettre en œuvre les actions de VAE, une convention doit être conclue entre l’employeur, l’organisme chargé de la VAE et le salarié.

Cette convention précise le diplôme, le titre ou le certificat de qualification visé, la période de réalisation, ainsi que les conditions de prise en charge des frais liés aux actions de VAE. La validation des acquis de l’expérience peut également être utilisée dans le cadre du DIF.

Quelles aides pour les demandeurs d’emploi ?

Une aide financière pour la prise en charge des dépenses consacrées aux prestations d’accompagnement ainsi qu’au droit d’inscription auprès du certificateur et aux formations complémentaires en cas de validation partielle peut être allouée aux demandeurs d'emploi.

L’intéressé doit formuler une demande dans le cadre de son parcours de reclassement, qui sera transmise à Pôle emploi ou le prestataire chargé de l’accompagnement.

Les demandeurs d’emploi peuvent également s’adresser aux conseils régionaux pour bénéficier d’aides financières liées à leur démarche de VAE, ou obtenir la prise en charge des prestations s’ils entrent dans le cadre d’actions collectives du service public de l’emploi, impulsées par les DIRECCTE.

Source : Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

 

 

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