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L'école d'ébénisterie d'Avignon : une reconversion réussie pour les seniors


L’Ecole Supérieure d’Ebénisterie d’Avignon est une école de formation professionnelle pour adultes qui forme chaque année une cinquantaine d’ébénistes et de sculpteurs-doreurs sur bois.

Les formations qualifiantes et diplômantes, se déroulent sur 10 mois de septembre à juin à raison de 38h/semaine.

L’école est ouverte à tous les publics hommes et femmes sans conditions de diplômes, ni d’expérience dans les métiers du bois

Adultes demandeurs d’emploi, reconnus travailleurs handicapés, salariés en reconversion professionnelle, chefs d’entreprise artisanale, militaires…

Il suffit d’être motivé et d’avoir un projet professionnel post-formation.

Les formations, de haut niveau technique, sont basées essentiellement sur la pratique professionnelle. Les cours de théorie professionnelle sont appliqués systématiquement à l’établi avec la répartition suivante : 20% de théorie, 80% de pratique. Nous faisons appel en permanence aux mémoires visuelles, auditives et sensitives.

Chaque stagiaire réalise 6 œuvres en 10 mois, 5 œuvres, véritables pivots pédagogiques et une œuvre finale personnelle, ce qui est tout à fait étonnant dans un laps de temps si court.

A l'issue de la formation dispensée par des formateurs qualifiés et expérimentés, le stagiaire ayant rempli les conditions de réussite reçoit le titre de niveau IV d’Ebéniste ou de sculpteur-doreur sur bois d’ l’ESEA (inscrit au RNCP)

Les frais de scolarité s’élèvent à 12 900€ et comprennent l’ensemble des fournitures nécessaires à la formation théorique et à la réalisation des œuvres qui sont conservées par les stagiaires sans aucun supplément.

L'école accompagne les candidats dans le montage des dossiers de financement (la majorité des stagiaires est prise en charge par les régions, fongécif, faf, agéfiph ect....)

Cette école dispense depuis 32 ans son savoir faire et pratiquement tous les stagiaires depuis le démarrage ont réussi leur reconversion soit en créant une entreprise artisanale (plus de 40%) , soit en trouvant un emploi salarié (45%).

Mais cette école reçoit également des personnes seniors souhaitant apprendre un métier ou acquérir une formation d'ébéniste ou de sculpteur pour leur propre plaisir (sans but professionnel)

L'école dispense ce type de formation qui peuvent durer de 3 mois minimum à 10 mois en fonction des stagiaires.

Nous avons actuellement en formation des stagiaires "seniors" qui ont respectivement 67 et 64 ans et suivent des formations par passion.
L'un est un ancien médécin spécialiste, l'autre architecte à la retraite.

http://www.esea-avignon.com/

Témoignages :

Benoit Feracci, 62 ans 

Mes motivations :
Je viens d un milieu classique où la voie reconnue de l’accomplissement était de faire des études au lycée, de passer son bac et de faire une école d'ingénieur ou d'être médecin... Je n’étais pas assez fort en maths et j’ai fait du commerce. J ai ensuite travaillé dans des milieux " softs " où il y avait plutôt des populations de chercheurs, de financiers ou de commerciaux, mais peu de gens de production et bien qu’y ayant bien fonctionné, j’ai fini par ressentir le manque de savoir faire de mes mains et bien qu’aimant l’art, l’incapacité à pouvoir dessiner ou peindre ou sculpter etc... J’aime aussi le bateau et les ambiances marines et la même frustration me prenait, je pouvais toujours acheter un bateau mais j’étais bien incapable d’en construire un. Vers la fin de ma période professionnelle, j’étais fatigué au propre comme au figuré, j’ai anticipé sur ma fin de carrière et j ai pris une année sabbatique pour apprendre à faire des bateaux en bois... première étape vers un changement de priorités et un apprentissage différent.
J ai passé un an en Angleterre sur la côte Est dans une école de charpentiers ouverte à tous (jeunes et moins) où se côtoyaient deux populations. Deux tiers jeunes voulant apprendre un métier et un tiers de seniors en fin de carrière de l’armée, de la marine marchande ou de l’industrie qui voulaient, comme moi, faire autre chose dans leur vie.
Fort de cette expérience, je suis rentré en France, j’ai quitté mon entreprise et j’ai construit un bateau avec un charpentier professionnel pendant neuf mois et je me suis rendu compte que je ne savais pas vraiment construire les aménagements intérieurs et qu’il fallait que je fasse une formation d ébénisterie pour apprendre à faire des meubles ou de l’aménagement.
C'est ainsi que j ai intégré l’ESEA
.
L’expérience à l ESEA :
J’ai effectué la formation dans le cadre du stage à la Carte... qui offrait le privilège d’un contenu structuré pour l’apprentissage de l’ébénisterie et d’une géométrie variable pour l’apprentissage de la sculpture mobilière. Je ne me suis pas rendu compte tout de suite de l’intérêt de cette formule mais petit à petit j’ai compris que si l’on veut faire un meuble élégant, contemporain ou ancien, on a à sa disposition la matière et la forme , les différente essences de bois, les formes droites ou galbées... et la décoration, marqueterie ou sculpture du meuble... Ça ne m était pas apparu au préalable car j’étais concentré sur l’assemblage mais il ne s’agit pas de faire seulement une carcasse qui soit d’équerre, encore faut-il faire un joli meuble et c'est en suant sur des gouges et des outils que je m’en suis rendu compte... Je rends grâce au passage à l’école et ses instructeurs de m’avoir permis, comme à mes camarades, d’avoir pu découvrir l’ensemble, en sus de l’enseignement essentiel de la construction du meuble et l’emploi des machines nécessaires pour en avoir une approche professionnelle et pas seulement hobbyiste.

Et maintenant ?
J’ai d’abord un projet de restauration d’un bateau ancien dont les superstructures, pont, roof, cockpit doivent être reconstruits. Projet qui va démarrer cet été avec un charpentier naval de métier, je peux assister et réaliser un certain nombre de travaux moi-même mais je n’ai pas la compétence ni la structure pour effectuer ces travaux tout seul. Cela devrait me mener jusqu’à l’été 2016. À la rentrée de Septembre 2016, je veux ouvrir un atelier partagé avec mise en commun des locaux et machines avec d’autres ébénistes avec plusieurs pistes de travail qui ne sont pas encore arrêtées et qui dépendront aussi de partenaires que je pourrais intéresser, par exemple :

  • Associatif de type social, réinsertion, remise en confiance, loisir. 
  • Associatif pour seniors ou hobbyistes avec approche fabrication assistée (meubles , petits canots , kayaks... etc. )
  • Atelier partagé d’ébénistes, partage de pool de machines, espaces et compétences….

 

                                    

 


Que faire à la retraite ? Se faire plaisir !

M. Getaz, 69 ans.

Après une formation en architecture et une activité professionnelle dans le bâtiment et l'immobilier, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, vient l'heure de la retraite.

C'est le moment de concrétiser ses vieux projets, et pour moi, ce fut de me former à l'ébénisterie à l'Ecole Supérieure d'Ebénisterie d'Avignon à propos de laquelle je conservais un article de presse élogieux depuis plus de 10 ans dans mes archives.
Formation intensive mais combien enthousiasmante pendant ces 10 mois de septembre à juin, dans le Midi de la France, avec au final un travail individuel de diplôme, le « chef d'oeuvre ».

Pour ma part, n'ayant pas comme la grande majorité des élèves, l'objectif d'une formation ou d'une reconversion, et sensible à l'accueil reçu par les habitants du village du Thor où se trouve l'école - à 10 km. d'Avignon- mon chef d'oeuvre a consisté à réaliser un nouvel abat-voix pour l'église, monument historique du 12ème siècle. Le précédent abat-voix datant de 1840 avait disparu dans les années cinquante et c'est après des recherches photographiques et l'obtention des autorisations nécessaires que j'ai pu me mettre au travail, juste dans les délais!

Après l'école, de retour chez moi, je me suis mis à la recherche d'un local pour en faire mon atelier et mettre en pratique mes connaissances toutes neuves. Ce ne fut pas facile de trouver une surface à la hauteur de mes ambitions et ce n'est qu'après bien des recherches que j'ai pu reprendre l'atelier d'un menuisier qui avait arrêté plusieurs années auparavant.

Pendant la formation d'ébéniste les élèves reçoivent une initiation à la sculpture ornementale et le maniement des gouges m'ayant particulièrement plu, quelques années après mon premier séjour à Le Thor, en 2013, avec gourmandise, je suis retourné à l'école pour suivre la formation en « sculpture-dorure sur bois » également d'une durée de 10 mois et toujours avec un « chef-d'oeuvre » à réaliser en fin de stage
.
J'ai pris énormément de plaisir à sculpter et à dorer à la feuille d'or et mon chef-d'oeuvre fut un miroir dont le cadre et le fronton sculptés ont reçu une application à la feuille d'or, mais également de cuivre et d'argent, une première à l'école, parait-il.

Aujourd'hui, des connaissances me demandent quelle formation j'ai préféré et que je conseillerais. J'ai eu énormément de plaisir dans ces deux stages, mais à la réflexion et considérant le statut de retraité, la formation à la sculpture-dorure sur bois me parait bien adaptée. Besoin d'une surface d'atelier plus modeste qu'en ébénisterie, investissement en machines beaucoup moindre, force physique nécessaire compatible avec l'âge, etc.
En ébénisterie, 20% des stagiaires était de jeunes femmes; en sculpture-dorure les dames représentaient 50% et plusieurs étaient proches de la retraite. Quant à moi, aujourd'hui, à 69 ans, j'ai l'avenir devant moi!

 

 


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